ninasaul

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Les murmures de mes rêves sont mes plus doux réveils.

 

Quelque chose marche derrière moi.

 

Quelque chose marche derrière moi …

 

Non ! 

 

Quelqu’un marche derrière moi Oui c’est plutôt ça, quelqu’un marche derrière moi.

 

J’entends le pas de ce quelqu’un qui marche derrière moi. Et j’entends la cadence de son pas. Et le rythme de son pas me parle, autant qu’il m’est étranger.

 

Je me retourne tête baissée. 

 

Je me retourne à la hâte, il fait noir. 

 

Je me retourne à la hâte. C’est vrai qu’il fait noir, très noir.  La peur me pince il se fait tard. 

 

Je me retourne dans la pénombre. Je me retourne en plein jour. 

 

Je n’ai plus vraiment peur,  le rythme de ce pas me parle. Il m’est familier en vérité si je l’écoute. 

 

J’ai marché de nombreuses fois dans ma vie dans le noir pour rentrer chez moi. De nombreuses fois dans le jour aussi. 

 

Je suis souvent rentrée seule et j’ai toujours aimé ça. J’ai même toujours adoré ça. Et j’adore toujours ça. Rentrer chez moi, le soir le jour. 

 

Personne ne me retirera ce plaisir de ma vie, rentrer chez moi. 

 

Nina est solitaire. Elle rentre seule. 

 

Et ça continue. 

 

Tous les soirs et tous les jours je rentre chez moi. Des fois il fait noir. Souvent il fait jour. 

 

Je me demande ce qui fait le plus peur.  Rentrer chez moi le soir quand il fait noir. Ou rentrer chez moi quand il fait jour. Ou rentrer seule.

 

Seuls.

 

Vous dites ? 

 

Ce qui fait le plus peur je crois c’est de ne pas rentrer chez soi du tout. Ne pas avoir de chez soi. 

 

Solitude. Abandon. Déchirement. 

 

C’est quoi dis moi, Ne pas avoir de chez soi ? Tu le sais toi ? 

 

Parler d’un chez soi tant qu’on en a un. Nina est très forte pour ça. 

 

En attendant …  Parler de moi, parler de toi, parler de nous. En bon français dans le texte. 

 

Combien de réfugiés noyés le temps de ces quelques pas ? 

 

Tous les soirs, j’entends les pas de ma vie qui me suivent. Tous les soirs et aussi tous les matins.  Et tous les jours et toutes le nuits. 

 

Des fois je me réveille la nuit et j’entends ma vie. J’entends ses pas. 

 

Je crois que ça s’appelle vieillir. Et j’aime ça. Oui, j’aime ça, vieillir. 

 

Et je le sais aujourd’hui... Les murmures de mes rêves sont mes plus doux réveils, et mes cauchemars se font plus rares, car en vérité je les fais plus rares. Je l’ai décidé, je rêve. Et je l'ai décidé, mes cauchemars sont plus beaux que mes rêves.

 

Je m’appelle Nina et j’aime les pas de ma vie qui me suivent. 

 

Vos pas sont les miens et les miens sont les vôtres. Marchons ensemble le voulez-vous ? 



21/09/2016
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