ninasaul

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Un būcheron dans ma cuisine.

Pas plus tard qu’il y a quelques jours, alors que j’étais seule dans ma cuisine, je me suis prise en flagrant délit de manque de force. Constat irritant pour une femme forte, surtout quand elle n’existe pas (ce qui est censé lui conférer tous les pouvoirs nécessaires à vivre sa vie). Mais il y a des jours bien réels. 

 

Seule dans ma cuisine donc, et dans un effort qui ne m’a procuré aucun plaisir, mais alors aucun - dieu connait pourtant ma vénération pour le saucisson pur porc - je me suis fait cette étrange réflexion. Qui m’est venue naturellement, simplement, alors que je luttais en serrant les dents pour couper quelques pauvres tranches d'une saucisse sèche trop sèche. Je me suis dit, tiens Nina, un bûcheron dans ta cuisine pour couper ton saucisson, voilà ce qu’il te faudrait ! La réflexion telle un couperet me coupa le souffle et m’insuffla l’inavouable, le rêve de l’Homme Objet. Le mal était fait ! 

 

Damnée que je suis à présent, le bûcheron de ma cuisine me suit chaque jour dans mes pensées. Et quand bien même suis-je arrivée à bout de mon saucisson toute seule, que je l’ai mangé toute seule, le bûcheron est toujours là, dans mes pensées.

 

Super pratique le gaillard, pas bavard, il ferait pleins de trucs utiles (comme passer l’aspirateur et me masser les pieds). Un Bûcheron soumis à Nina comme une Geisha dévouée à son maître, dans la plus pure tradition de La plus parfaite des Perfections. Un homme un vrai quoi ! Oui je sais, c’est parfaitement et purement amoral, normal. 

 

En attendant, on ne m'y prendra plus à choisir la saucisse trop sèche ! 



25/09/2016
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