ninasaul

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Et je vous laisse comme vous me laissez Monsieur, sans laisse

Mon Amour. Je veux sur l’étendue de ton âme 

M’élever au gré de la mienne

Il fait si doux en haut de nous deux mon Amour

Je te regarde et je souris et tu succombes et puis tu tombes

Amoureux de mon sourire et de ma peau et de mes seins

Et nous partons plus haut mon Amour, à la recherche du temps perdu

Dans les profondeurs inavouées inavouables de nos corps consentants

Qui ne trébuchent plus. Qui courent et se devancent et qui avancent

Et qui s’entendent et qui s’étendent et s’exténuent et se confondent en sueurs

Je tends vers le bonheur et je t’attends et je t’y mène, tu m’y emmènes

Je ne sais plus, je ne sais plus rien

Mon corps se tend et se distend, se dissout hors du temps, de tout, de nous

A cet l’instant mon corps n’est plus matière, il flotte que sais-je ?

Je ne sais rien

Mon âme et mon cœur sont ici et sont ailleurs. L’instant est infini, avant sa fin

Et mon corps s’écroule et se coule encore chaud dans ce temps qui s’écoule

Sans autre horloge que celle de notre solide bonheur, furtif

 

Notre bonheur mon Amour, parlons-en

Nous ne sommes plus des enfants 

Nous savons ce qu’il nous en a coûté de devenir adultes

L’enfance. Et le labeur de vivre

Mais je ne la perdrai pas et je ne la perdrai plus pour rien au monde ni pour personne 

L’enfance 

Je la perdrai pour toi mon Amour si tu me laisses comme je te laisse, sans laisse

 

Et je t’embrasse et je te laisse comme tu me laisses - Libre



29/11/2018
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