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Il te faut un jour de paradis Nina. Un jour plus vrai que tous tes rÍves.

Il te faut un jour de paradis. Un jour plus vrai que tes rêves. Un jour parfait. Un jour qui se termine en beauté un soir de plénitude, un soir d’hiver qui ressemble à l’été tout entier. Un soir doux comme ce soir, un soir au goût de l’amitié. Un soir à renouveler. Et qui a commencé tôt ce matin, par un café.  

 

Il te faut un jour de paradis Nina. A toi Nina qui n’a jamais eu à traverser la Méditerranée du Sud au Nord. A toi qui toujours confortablement a fait le chemin inverse du Nord au Sud, congés payés obligent. A toi qui enfant venait du Nord pour profiter en famille des plages de Sud, les belles plages de notre Méditerranée, du bon côté de notre monde. A toi et aux tiens qui ne pensaient pas à mal, qui n’ont jamais pensé à mal, qui profitaient, tout simplement, naturellement. Tu les as eus Nina tes jours de paradis. Du sable fin de tes plages du Nord aux galets de tes plages de Cassis. Oui, tu les as eus ces jours de paradis, tes jours de paradis. Et tu n’as rien volé. Tu n’as volé aucun or, aucun diamant, aucun pétrole, non tu n’as rien volé, tu n’as rien exploité. Tu n’as rien pris d’autre que ce que ton enfance t’a donné. Tu n’as volé le paradis de personne, tu n’as pas volé le pain d’aucun, ni même une miette de paradis, ni rien du tout. Non Nina, tu n’as jamais rien volé. Ou si tu l’as fait tu n’en savais rien, ou presque rien. Tu as grandi, tu as appris. Etudiante, tu accusais le pillage des ressources des états de là-bas par les états d’ici. Tu as élevé la voix. Tu as fait des choix. Tu as pris position. Rien n’a changé. Ni ta vie, ni celle des autres. Ni tes jugements, ni ceux des autres. Et encore moins le monde. 

 

Il te faut un jour de paradis Nina. Un moment de répit et d’accalmie. Il te faut une décennie. Deux décennies. Trois décennies. Quatre, pour commencer à vivre.

 

Il te faut Nina la dure sortir de ta solitude. Il t’a fallu Nina un matin d’hiver ensoleillé quand enfin le vent a décidé de se calmer, pour que tu t’assois et daigne enfin, partager un café.

 

Sacrée Nina la fière, tu le sais mieux que personne, le paradis commence à l’instant où tu décides que l'enfer s’arrête. 

 

Je remercie Françoise, Bernadette, Eric, Evy et Ida pour cette journée aux saveurs de paradis. Je leur dédie ce texte. 



24/01/2018
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