ninasaul

ninasaul

Si tu existais tu serais le sens de la vie. Et si tu n'existais pas, rien n'existerait

Si tu existais tu serais l’homme de ma vie. Si tu existais tu serais mon frère qui n’est jamais parti. Si tu existais tu serais le sens de la vie. Tu serais une vie sans meurtres, sans abandons, sans tumeurs aux langueurs assassines et sans douleurs, sans maladie de Charcot ni autres salopes orphelines. Tu serais tous les rêves des âmes bienveillantes. Tu serais l'expérience passée de l’humanité au service de toutes les humanités existantes, naissantes et vieillissantes. Tu serais la science qui avance. Tu nourrirais de ton savoir millénaire les doutes de la terre entière, tu nourrirais les mères du lait de tes connaissances infinies. Tu serais une école à ciel ouvert. Tu serais la nourriture chaque jour pour tout le monde. Tu serais une larme qui sourit. Tu serais le choix réfléchi des politiciens. Tu serais le respect.

 

Nina doute, un peu, parfois. Un peu, beaucoup, à la folie. Pas du tout.

 

Pas du tout. Il n'y a pas de "si". 

 

Tu existes et ton souffle est bien vivant. C’est un souffle vieux comme le monde qui parle dans les rêves, qui grandit dans l’espoir, et s’élève dans le combat. C’est un souffle perpétuel épuisé de se battre en permanence contre les forces malveillantes qui prônent l’ignorance, la peur, le pouvoir, la violence, la fin du monde. Ces forces qui frappent au niveau des faiblesses, sans cesse. Mais c’est un souffle merveilleux. Que ne rien ni personne n’a encore jamais réussi à tuer. Un signe d’éternité à portée de main ?   

 

A ceux qui veulent faire croire que la vie meilleure est illusion, que la vie meilleure n’existe que dans l’au-delà, qu’il faut mourir pour la vivre enfin, à ceux qui rient de tout cela, que dire ? Qu’ils ont raison, mais qu’ils ont tort aussi. Et qu’ils ont tort surtout.

 

Si tu n’existais pas, l’art n’existerait pas et l’amour serait mort.

 

L’art ? Le savoir-faire des génies, ceux qui observent et restituent chaque détail de la vie dans ce qu’elle a d’essentiel. L’art qui crée de l’émotion, pas du besoin non, de l’émotion.

 

L’amour ? La sensation d’éternité dans tes bras, l’infini dans tes baisers, la vie à tout jamais.

 

Si tu existais tu serais le sens de la vie. Si tu n’existais pas, les poètes ne tremperaient pas leurs plumes dans leur sang ni dans leurs rêves, et les enfants ne riraient pas. Si tu n’existais pas, rien n’existerait.

 

Alors qui es-tu toi, qui existe et qui n’existe pas ?

 

Tu es le souffle de la vie, tu es la main tendue qui permet de ne pas baisser les bras, ensemble. Tu es l’amour, celui de tous les jours. Tu es une œuvre d’art, celle de la vie. L’œuvre d’art en chacun de nous, cachée à la plupart d’entre nous. Il faut lutter pour la découvrir, se battre pour la montrer. Il faut apprendre, sans cesse.

 

Tu es le devoir de chacun de nous de faire de nos vies un souffle plus fort.  Tu es le devoir de nous éveiller à l’art. L’art de la vie.

 

Tu n’es pas seule Nina. N’est-ce pas ? 



16/01/2018
3 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 42 autres membres